Pourquoi Est-il Déconseillé de Partir Vivre dans le Sud-Est ?

Quels peuvent donc être les mauvais côtés de la vie en Provence, dans le Sud-Est de la France ? Comment peut-on se sentir mal, dans la région niçoise, à Nice ou à Antibes, dans ses paysages de carte postale ? Que se cache-t-il derrière ses promesses de soleil, et de baignades, avec la montagne en toile de fond ? 

Vivre dans le Sud-Est : une mentalité spéciale

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, sous le soleil exactement ?

La réputation des locaux est plutôt exécrable ! En vérité, je n’en sais rien. J’ai croisé peu de locaux.

Au départ, j’ai rencontré quelques niçois fort sympathiques, mais comme le dit la légende, on ne s’est jamais revus. Ils savaient « liker » mes posts Facebook, mais jamais nous ne nous sommes revus autour d’un verre ou d’une activité ! C’était juste comme ça.

Se faire un réseau amical dans le Sud-Est

On m’a aussi répété que Nice grouillait d’anciens Parisiens ! Lorsqu’on voit tout le mal qu’on dit des Parisiens, certes, on peut être tenté.e de conclure méchamment. Mais on ne va pas s’abaisser à cela. N’oublions pas que de vrais Parisiens, à Paris, on en rencontre fort peu. D’ailleurs qu’est-ce qu’un « vrai » Parisien ?

J’ai vécu à Paris et n’ai pas eu à me plaindre des gens. En revanche, ce qui est certain, c’est que le Sud-Est fourmille de retraités et d’expatriés. Ceux qui s’y installent, pour le travail, ont du mal à « faire leur trou ».

Melting-pot

Lorsqu’on déménage près de Nice, on constate plutôt un beau melting-pot des quatre coins de la France et du monde. On devrait en toute logique avoir une certaine proportion de gens sympas et ouverts. Hélas, les relations sont souvent superficielles et sans lendemain.

Pour avoir discuté plusieurs fois de cette attitude avec différentes personnes, nous en avons conclu que les « nouveaux » sudistes finissaient par reproduire l’incivilité et l’individualisme dont ils ont eux-mêmes été victime, à leurs débuts, dans la région. Voilà pourquoi ils se comporteraient de façon désagréable avec les nouveaux venus.

C’est un peu facile quand même, non ?

Rencontrer des gens via les réseaux sociaux et associations

Quand on a du mal à rencontrer du monde du côté de Nice, il y a quelques solutions.

Par exemple OVS et Meetup. Sur OVS, j’avais été assez déçue, car sans vouloir faire de jeunisme, la moyenne d’âge des gens qui proposaient des activités, tournait autour de 45-50 ans. C’était un peu dur à avaler. Vers la fin de ma vie à Antibes, un trentenaire avait entrepris de créer un sous-groupe OVS pour rassembler les gens de notre âge.

Après une année peu épanouissante dans cette région, j’ai trouvé une association de théâtre très sympathique et me suis fait des copains des quatre coins du monde ! Je vous en parle dans les bons côtés de la vie dans les Alpes-Maritimes.

Théâtre à Cannes, de Béatrice Ctti
Théâtre à Cannes, de Béatrice Ctti (https://www.instagram.com/beadigitalartist/)
Photo utilisée avec la très aimable autorisation de Béatrice Cargnelutti (http://www.belutti-photo.com/a-propos-beatrice-cargnelutti/) !

Sud-Est : villes pleines à craquer et risques naturels

Le Sud-Est, est-ce plutôt l’enfer ou le paradis sur terre ? 

Les avis divergent et peuvent être ambivalents. Aujourd’hui, je vous parle des mauvais côtés de la vie sur la Côte-d’Azur. 

Commençons, sans plus attendre sur la vie sur la côte niçoise. Il fait plutôt béton de vivre du côté de Nice et Antibes. En effet, au-delà du taux de chômage élevé, des emplois saisonniers peu rémunérateurs et des loyers inabordables, la Côte-d’Azur étale ses immeubles sur le moindre espace vert !

Par ailleurs, lorsqu’on travaille à Sophia-Antipolis, il faut faire avec une circulation d’enfer et donc avec le doux chant des klaxons, pour se rendre au travail le matin. Qu’on soit en bus ou en voiture, on n’échappe pas aux embouteillages qui enlaidissent le coin.

Difficile ou risqué de se déplacer à vélo, hélas. Au pays de la richesse ostentatoire et des aberrations en terme d’urbanisation, il n’y a quasiment pas de pistes cyclables ! Les liaisons entre bus et train sont tout aussi compliquées et permettent difficilement d’éviter la voiture.

On évolue donc parmi des automobilistes souvent agressifs, dont une bonne partie se sent invincible du haut de son 4-4 brillant !

Le département des Alpes-Maritimes, vulnérable aux risques naturels

Vivre du côté d’Antibes, ou de Nice, c’est, entre autres, s’inquiéter de la fréquence des inondations.

Lorsque l’hyper-urbanisation de la Côte-d’Azur a commencé, chaque maire a voulu avoir le plan d’urbanisation de sa propre commune. Il n’y a pas eu de vision d’ensemble.
 
Au fur à mesure de la pression foncière, les terrains à risque ont été urbanisés. Par exemple, la zone de la Brague. Elle est pourtant connue pour être régulièrement inondée depuis l’Antiquité.

On dénombre donc 200 000 logements en zone inondable. Plus d’un million d’habitants vivent sur une bande littorale de 15 kilomètres de large à peine. Les permis de construire, de ces habitations, ont souvent été délivrés, en toute légalité, avant 1998.

Je conseille donc, bien évidemment, de toujours s’installer dans les hauteurs de la ville de votre choix, qu’il s’agisse de Nice ou Antibes.

D’un autre côté, la ville de Grasse détient, par exemple, le record de France des infractions à l’urbanisme, notamment en zone inondable. La faute à ceux qui veulent se la couler douce, sous le soleil méditerranéen, sans s’inquiéter de leurs voisins ni de l’environnement.

Les inondations d’Octobre 2015 dans le Sud-Est

Vivant dans les hauteurs d’Antibes, en 2015, j’ai été le témoin indirect des graves inondations du mois d’octobre. Les cours d’eau débordaient en raison de fortes pluies et la crue a affecté de nombreuses communes : Cannes, Antibes, Vallauris, Biot, ou encore Mandelieu-la-Napoule. Le bilan humain et matériel a été conséquent

Suite à cela, des campings situés notamment dans le quartier de la Brague, se sont vu refuser une exploitation partielle de leur terrain.

Ils font effectivement partie de la zone rouge, où l’on a assisté à des crues de plus d’un mètre de haut. Un coup dur pour les travailleurs de l’hôtellerie en plein air, souvent installés dans le lieu depuis des dizaines d’années.

La route disparue, à Sospel

Route effondrée de Sospel dans le Sud-Est

Avril 2018 : suite à des pluies torrentielles, la seule route, menant à deux hameaux de 45 habitants, de Sospel, s’est effondrée.

Ce sont 200 mètres de route qui ont disparu. Dans ces conditions, impossible de se déplacer en voiture. Le seul moyen d’évacuer les véhicules a d’ailleurs été l’héliportage. Cela a nécessité le désossement d’un certain nombre de véhicules, afin de pouvoir les transporter.

Les habitants sont depuis contraints de faire 1 h quotidienne de randonnée, pour faire leurs courses ou pour aller au travail.
 
Ces déplacements quotidiens à pied demandent beaucoup d’organisation : de bonnes chaussures de marche, une lampe frontale, de l’eau, etc.
 

Sospel : la difficulté des courses et la gestion des déchets

Désormais habitués à porter leurs courses, durant une marche de 30 minutes à 1 h en moyenne, les déroutés de Sospel ont dû faire des choix. Éviter, par exemple, d’acheter des produits suremballés ou dans des contenants en verre.
 

Le transport des déchets généré par chaque habitant est aussi devenu problématique puisque le seul moyen de les évacuer était aussi de faire 30 minutes de marche, jusqu’au point de collecte le plus proche.

Marineland, la verrue d’Antibes

La plus grosse aberration que j’ai pu constater, c’est Marineland. Certes, il fait vivre une grande partie d’Antibes et génère 40 millions d’euros de chiffre d’affaire par an. Mais cela se fait au détriment du bien-être d’animaux « exotiques » comme les orques, dauphins et ours polaires.
Marineland, l'horreur d'Antibes
Ne serait-il pas temps de se raisonner, lorsque l’on voit le parc dévasté par les inondations ? Pourquoi ne pas le reconvertir ? Et si on offrait à ces animaux une retraite bien méritée, dans des environnements mieux adaptés pour eux, à l’abri d’êtres humains avides de spectacle ? Vous pouvez rejoindre la campagne I-Boycott, « Marineland : Ensemble, libérons les orques ! », sur i-boycott.org
 

On n’a jamais obtenu d’un orque ou d’un autre animal des figures, grâce à la pseudo-complicité qu’on instaure avec eux. C’est uniquement par le dressage, quand bien même celui-ci n’est pas jugé maltraitant par les soigneurs, qu’on obtient des animaux ces spectacles ridicules !

Et toi lectrice/lecteur, quelle est ton expérience de vie du côté de Nice ou Toulon ? - Voyages en Europe

Cet article a 23 commentaires

  1. Marie-Christine

    Je vis à Antibes venant de la région parisienne, j’y suis venue après la mort de mes parents pour me rapprocher de ma soeur qui s’y était installée parce qu’elle avait trouvé du travail à Sophia Antipolis, j’ai acheté un appartement dans une jolie résidence, j’ai un jardin, j’en voulais un pour mes chats, ce que je ne savais pas c’est que j’allais avoir des voisins très désagréables, une personne en particulier qui en manipule beaucoup d’autres, elle aurait voulu me chasser, manque de chance comme je suis propriétaire, elle ne pouvait pas, mais je voudrais faire une véranda, elle fait en sorte que l’assemblée des copropriétaires vote non, et elle déteste particulièrement mes chats!

    1. Sissi Voyageuse

      Mince, rien de plus désagréable que les querelles de voisinage :(! Quand j’y étais, j’avais quelques voisins très à cheval sur ce qu’on mettait sur le balcon ou pas aussi. Ils n’avaient que ça à faire visiblement. Prenez bien soin de vos chats alors, mais ils ne doivent pas être les seuls de la résidence ? Elle ne peut rien y faire 🙂 ! Je regrette Antibes parfois pour le beau temps 🙂

      1. Jaquet

        Bonjour je quitte la suisse fin Decembre et j aimerais vivre a la cote d azur au calme pas trop cher et pas a 9 h de route de la suisse
        Qui peut m aider ?

  2. Cj-envadrouille

    Quel portrait à charge….heureusement j’ai été lire l’article « les bons côtés » 😉 Nous habitons près d’Aix en Provence et connaissons Nice, et c’est vrai que cela ne me plairait pas d’y habiter . Par contre, même sans être née dans la région, je ne serai pas capable d’habiter ailleurs en France . Bref l’amour ça ne s’explique pas .

    1. Sissi Voyageuse

      Hello, oui il y a toujours du mauvais ET du bon, partout où l’on va 🙂 ou plutôt du bon ET du mauvais. Ayant aussi vécu entre Toulon et Marseille, j’ai largement préféré vivre entre ces deux villes 🙂 plus sauvage, avec un bon entourage (au début)…

  3. yasmine

    Ca fait longtemps que tu as déménagé? Il faut du temps pour s’adapter et voir les gens différemment , je suis passée de l’Alsace à paris et ça a été très dur pour moi, individualisme, tant de personnes , de choses à faire et pourtant personne ne se parle , même les voisins se fuient. Avec le temps et parce que je n’avais pas le choix , je me suis adaptée et ça va beaucoup mieux

    1. Sissi Voyageuse

      Oui, j’ai déménagé il y a 3 ans. Je pense que plus le temps passe, plus il faut de temps pour s’habituer à une région. 6 mois est un grand grand minimum. Maintenant, je tablerais plus sur 1 an et demi, 2 ans. Je dirais aussi que tout dépend de l’entourage que l’on se fait sur place. Pour moi, ça a été très long sur Nice et je suis partie lorsque ça s’améliorait. Cependant, les gens sympas que je fréquentais sur la fin ont aussi déménagé XD

      1. yasmine

        je te rejoins, j’ai commencé à me sentir à l’aise sur Paris au bout de 2 ans à peu près, ça fait 15 ans que j’y suis, je ne me vois pas déménager, mais je ne me sens pas pour autant parisienne, mon âme est toujours en Alsace 😊

        1. Ah comme je te comprends. J’ai passé 2 ans en région parisienne, et je n’ai jamais pu m’y faire. D’ailleurs je suis partie. Ceci dit, il y a plein de choses à faire à Paris. Ce que je reproche principalement à cette ville, c’est son manque de verdure, comparé à d’autres capitales. Les élus locaux ont un gros travail à faire pour rendre Paris agréable à vivre.

          1. yasmine

            Il y a plein de parc à Paris, le seul problème mis à part André Citroën c’est qu’ils sont tous aux portes de Paris.
            Après en se perdant, on peut tomber sur des endroits sympa.
            Mais c’est sûr qu’on s’y moins zen qu’à la campagne.

  4. Emmanuel

    Bonjour, je suis parisien. Je vis au Cannet depuis 3 ans. Il est vrai que il est très difficile de se faire des amis sur la Côte. Beaucoup de superficialité, de relations intéressées où parler d’argent domine. J’ai vécu 2 ans à Lyon avant, les habitants étaient archi froids, ici c’est un côté chaleureux mais en apparence, il n y a rien de profond dans les relations, on prend un verre et on t’oublie. Bonne soirée.

    1. Sissi

      Oui, il faut du temps, dans le Sud-Est, pour faire son trou. Ou avoir la chance de tomber rapidement sur 2 ou 3 personnes sympas qui n’ont pas intégré cette particularité locale. Courage et une belle fin d’été quand même 🙂

  5. Loran

    Bonsoir, pour moi, c’est pas utile de rester plus longtemps dans le Var. Y’a une mentalité de cas cliniques. J’ai débarqué le 3 janvier, j’ai changé la serrure de la boîte aux lettres le 4, et le 6, elle était fracturée 2 fois et depuis, j’en suis à 9 de plus et pourtant, je ne connais personne. J’ai décidé de me remonter en côte d’or, les cons, très peu pour moi. J’allais oublié, c’est de Bandol, dont je parle, oui, oui, vous avez bien lu, Bandol, en 1 mois, 11 fois la boîte aux lettres de forcée. J’ai grandi en cité, ben, c’était moins dangereux.

    1. Aïe, pas de bol ! Jamais eu de soucis dans le Sud-Est, de ce côté là, mais j’ai eu plusieurs voisins qui ont eu les mêmes soucis que vous !

  6. Robbie14

    Je suis né à Paris et j’ai débarqué à Antibes en février 2021 (le Covid à Paris, ça commençait à devenir pesant !) et je n’ai eu aucun mal à trouver du travail sur Nice (je suis dans le médical).

    Je trouve les gens de la côte plus gentils qu’à Paris, par exemple quand vous mettez le pied sur un passage clouté, ils stoppent net (pas comme à Paris où ils vous écraseraient…). Il y a pas mal d’immigrés sur Nice mais je les trouve somme toute plus aimables et moins provocateurs qu’en région parisienne. Par contre, les gens de la côte sans vouloir généraliser sont plus fuyants (certains disent « superficiels »).

    J’ai voulu créer un groupe musical et après avoir passé deux trois annonces, les gens au téléphone paraissaient emballés puis disparaissaient vite derrière leur répondeur… et finalement c’est un Parisien en télétravail qui a répondu présent !

    Question climat, rien à voir avec Paris, du soleil pratiquement tout le temps et je n’ai pas mis le chauffage de tout l’hiver 2021-2022 ! Mieux, j’ai bronzé torse nu sur ma terrasse jusque fin février puis curieusement, le froid est un peu descendu des montagnes en mars et avril et j’ai ressorti le loden. Bref, la vie coule comme de l’eau pour moi !

    Une vie plus tranquille avec moins de stress, moins de particules fines et des prix plus raisonnables. J’ai acheté un pied à terre à Nice, je vous donnerai mes impressions de « Niçois » prochainement…

    1. Merci pour ce commentaire sur ton expérience, Robbie 🙂

      J’ai détesté vivre en région parisienne, et le fait qu’il y ait du monde, partout, tout le temps, que tout soit compliqué (du monde plein à craquer 9 fois sur 10 quand on veut voir un film, faire une activité, …). Je détestais le grouillement permanent, là-bas. Personnellement, je n’ai pas eu trop à me plaindre du comportement des Parisiens au volant, même si j’ai vu passer de gros gogoles, comme tout le monde. Je conduisais rarement en région parisienne.

      Du côté d’Antibes/Sophia, j’utilisais ma voiture et autant les gens sont plus cools et plus détendus dans la vie de tous les jours (très très agréable au boulot et lors de rencontres superficielles), autant au volant, c’était l’incivilité permanente : klaxonner pour un rien, comportements dangereux, se garer n’importe où et n’importe comment. Moi qui avais envie d’aller au taff en vélo, autant dire que je n’osais pas. Peu de pistes cyclables quand j’y étais. Quant à « faire son trou », ça a été long et compliqué, comme je le dis dans l’article. Ca avait été beaucoup beaucoup plus simple et sympa pour moi à Toulon. J’ai adoré y vivre, même si l’amour du béton et les opinions fascisantes enlaidissent le Sud-Est…

  7. Exos

    Pour ma part je viens de région parisienne et suis à Nice depuis 1 an environ, j’ai débarqué avec femme et enfants du coup je ne ressens pas le besoin d’avoir des relations très amicales, je suis plus tourné famille… mes collègues et les parents des enfants de la classe des miens me suffisent amplement niveau social.
    La ville et la région plus generalement c’est un délice au quotidien, ce climat, la mer, le relief et la piscine c’est du luxe pour pas cher, j’ai acheté un appartement pour 1/3 du prix qu’il m’aurait couté a Paris et y aurait pas eu la piscine ni le soleil ni la mer la bas… Chaque week end c’est comme des vacances on vit essentiellement dehors alors qu’à Paris la vie c’est enfermé, TV/Cinéma, jeux… Ici je ne regardé plus la TV et ne joue plus je sors sans arrêt mes enfants et mon epouse profitent également de la vie comme jamais.
    Oui il y a des points négatifs mais ça reste négligeable face aux avantages.
    Les points négatifs l’incivisme notamment les piétons qui traversent n’importe comment, les 2 roues qui grillent les feux rouges et conduisent comme des sauvages, trottinettes qui roulent en sens inverse, camion et voiture en double file sur des mono voies, crotte de chien a tout va, touristes qui jettent leur déchets partout et SDF qui pullulent en centre ville…) Mais c’est points noirs se retrouvent essentiellement autour du port, de la promenade, du vieux Nice et avenue Jean medecin, les endroits a touristes primaire en somme.
    Personnellement j’ai vite delaissé ces coins pour les collines ouest où l’on vit au vert, au calme, au propre et dans une ambiance « campagne » 10 min du centre.
    Et globalement les Niçois sont très sympa a condition d’être vous même très sympa et sociable.

    Pour rien au monde je ne retourne dans le nord de la France

    1. Merci pour ton avis, Exos. Ayant vécu dans le Var que je trouvais quasi-paradisiaque, j’ai beaucoup moins aimé la région niçoise, qui dégueulait trop de béton, à mon goût. Ceci dit, j’aimais beaucoup l’arrière-pays niçois et la proximité de l’Italie, du Verdon, du Var…; le ski pas loin l’hiver et la possibilité d’aller se baigner tard dans l’année !

      C’est sans doute plus facile de s’installer dans une nouvelle région en famille, avec les enfants qui apportent de la vie sociale en plus des collègues. Quoi qu’il en soit, pour ma part, moi qui étais seule à cette époque, quand je me suis enfin trouvé des relations, j’ai grandement apprécié de trouver des gens comme moi, entre 30-40 ans sans enfants, ou avec des enfants déjà ados/grands.

      1. seb

        Vous ne connaissez pas la côte suffisamment pour savoir que les « vrais » gens d’ici, pas les touristes venus s’installer, n’existent plus sur le 06. Je suis un vrai cannois de plusieurs générations vivant sur Nice et malheureusement, je suis au regret de vous apprendre que la sale mentalité rencontrée dans les entreprises et les villes vient…. des parisiens. Hé oui, il y a 20 ans, la mentalité était tout autre. C’était chaleureux, bon enfant, pas de superficialité comme maintenant, le cout de la vie était correct, on avait encore des lieux sauvages. En quelques années, ce fut le délire du bétonnage et la fuite des locaux qui ne pouvaient plus se loger ou vivre sur le littoral à cause des riches étrangers qui ont explosé l’immobilier. On les retrouve maintenant sur l’arrière-pays, ils ont du monter pour échapper à ce flot. C’est eux qui avaient la bonne mentalité mais ils ne sont plus là hélas… La multiculturalisme et le tourisme ont tué l’atmosphère et la mentalité d’avant.

  8. Mel

    J’ai connu mon mari sur la plage j’avais 18 ans lui marseillais moi Lilloise. Très vite ns ns sommes mariés et eu 2 enfants. C’était en 1964. Je me suis sentie étrangère de partout. Ayant trouvé un poste à la mairie de Menton, je me souviens avoir entendu mon chef dire en parlant de moi, « et bien maintenant on recrute des étrangers ».

    Sur les marchés tout était étrange tellement différent même le nom des légumes. Avec mon mari, la guerre non on ne dit pas comme ça, non on ne coupe pas les tomates comme ça, les pâtes doivent être al « dente ». Des amis pas le temps. Les rares que nous nous faisions n’étaient pas du sud.

    Je me souviens être entrée chez un lunetier qui soldait des montures et s’était fait seconder par son ami bijoutier. A son accent j’ai compris qu’il était nordiste on a sympathisé. En aparté, il m’a dit « vous arrivez à vous faire des amis ? ». Ca c’était 30 ans plus tard à Nice et je lui ai dit « non » des vrais c’est impossible, des relations très superficielles et intéressées et il m’a répondue « nous aussi’.

    Il m’a fallu 10 ans pour me faire à la mentalité et je serais repartie dans le nord si mon mari n’était pas tenu par son travail.

    Aujourd’hui je suis âgée et intégrée. Je n’ai plus envie de retourner dans le nord, mais oui c’est différent.

    Je me souviens de ma maman prise en charge à mon grand étonnement par un vendeur super sympa dans le nord. Ici, elle aurait attendu un bon moment et vite rembarrée.

    Non il faut pas venir sur la côte d’azur pour se faire des amis, mais peut-être venir avec ses amis. Car je lisais dans Nice matin qu’il y avait pas mal de suicides chez les personnes âgées qui viennent prendre leurs retraites chez nous. Et oui, la vie de tous les jours n’est celle conviviale de l’été. Une fois le mari ou l’épouse parti, c’est le vide, la solitude et certains ici apparemment plus qu’ailleurs l’autre décide de suivre.

    1. Merci d’avoir partagé votre très intéressante expérience, même si elle est plutôt négative. 10 ans pour se faire à la mentalité ! Ca en dit long sur l’accueil des locaux.

      Je ne savais que le taux de suicide était particulièrement élevé, passé un certain âge, sur la côte niçoise, mais ça met bien en lumière le malaise dans lequel on peut s’installer là-bas. Comme quoi, le soleil et la mer ne suffisent pas.

      Contente pour vous que vous soyez intégrée ! Je pense que j’aurais pu rester là-bas, car j’ai sympathisé avec beaucoup d’étrangers, au final, mais comme le temps est long pour faire son trou, là-bas.

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