La Nouvelle-Zélande et Ses Particularités !

La Nouvelle-Zélande, c’est un pays sublime, où l’on trouve une flore et une faune uniques, dont de fascinants oiseaux (venez passer le quiz sur le kiwi et le weka. C’est aussi une île où les femmes ont voté avant 1900 et où on donne les mêmes droits à un fleuve qu’aux êtres humains. Présentation d’Aotearoa, le nom maori pour désigner le pays du long nuage blanc !

La Nouvelle-Zélande et sa ceinture de feu

Le pays des Kiwis se trouve en plein sur la ceinture de feu du Pacifique ! Il est assis au milieu de deux plaques tectoniques. La plaque pacifique passe sous la plaque australienne, d’où le volcanisme ambiant, surtout sur l’île du Nord (Taupo et Rotorua, entre autres).

La Nouvelle-Zélande se distingue par sa forme très étirée et étroite. Elle fait partie d’un continent appelé Zealandia. Ce continent est submergé à 93 % et représente presque la moitié de la taille de l’Australie ! 

Nouvelle-Zélande, superbe pays

On se sent seuls au monde en Nouvelle-Zélande

C’est un pays où il n’est pas rare d’entendre les locaux dire qu’ils se sentent parfois totalement isolés et coupés du reste du monde. Voici une question qu’un Européen se pose rarement (sauf pendant le confinement, en cas d’épidémie, telle que le Coronavirus). Et pour cause, sur la carte du monde, Aotearoa, de son vrai nom, se situe à environ 2 000 km de l’Australie.

Au sud, on trouve le continent Antarctique ainsi que la Nouvelle-Calédonie. Au nord, les îles Fidji et les Tonga. Cet isolement a néanmoins permis au territoire le développement d’une flore et d’une faune endémiques, très riches et variées.

Quant à nous, Français, nous sommes séparés du pays du long nuage blanc par 19 000 kilomètres !

Quel pourcentage de la population est encore Maori ?

La population de cette île est composée de 4,794 millions d’habitants, dont 15 % de Maoris. Si vous passez dans l’île du nord, visitez donc l’authentique village maori de Whakarewarewa !

À vrai dire, les principaux habitants de Nouvelle-Zélande sont les moutons (environ 30 millions) et les vaches ! 

En Nouvelle-Zélande, les Maoris protègent la nature

Grâce aux Maoris, qui ont toujours conservé un lien privilégié avec la nature qui les entoure, Aotearoa prend des mesures d’exception pour protéger ses ressources naturelles. Par exemple, elle a attribué une personnalité juridique à un fleuve.

Philosophie Maori en Nouvelle-Zélande

En effet, les Maoris se sont battus pendant près d’un siècle pour que le fleuve Whanganui, le troisième plus long cours d’eau en Nouvelle-Zélande, situé sur l’île du nord, soit reconnu comme une entité vivante, ayant le statut de personne morale.

Le fleuve qui était un justiciable comme les autres

Plus précisément, les droits et intérêts du Whanganui peuvent être défendus devant la justice, depuis 2017, comme tout être humain. Oui, oui, vous avez bien lu !

Il est désormais possible de déposer des plaintes au nom de Whanganui. Le but de la manœuvre est de mieux protéger le fleuve de la pollution et de tout ce qui nuit à sa biodiversité.

Deux personnes représentent les intérêts du fleuve Whanganui. Un membre de la tribu, du même nom, ainsi qu’un membre du gouvernement. C’est ainsi que les Maoris ont obtenu 30 millions de dollars NZ en guise de dédommagement, pour améliorer l’état du cours d’eau, après un siècle de bataille juridique.

Et si on faisait pareil chez nous ? On trouve des exemples similaires en Équateur, Bolivie ou en encore en Inde…

Long nuage blanc ou… voie lactée des vaches ?

Comme je le disais plus haut, le pays compte plus de vaches et de moutons que d’habitants.

Il n’est pas rare, sur le territoire kiwi, de trouver, par exemple, 1000 vaches par ferme laitière ! Sur fond de traite hyper-productive, il faut 1 h à l’exploitant néo-zélandais pour traire six cents vaches. Il va dix fois plus vite qu’en France. De plus, le climat local permet une croissance rapide de l’herbe. C’est ainsi qu’elle est disponible, en quantité, pour mesdames les vaches et pour les moutons. C’est ainsi que le moindre brin d’herbe est transformé en lait.

Cela pose bien sûr de gros problèmes d’émissions de CO2, au point que les néo-zélandais ont, pendant un temps, envisagé d’établir un « impôt du pet » ovin et bovin. Par la suite, les scientifiques ont proposé d’obscures manipulations visant à purifier les flatulences des herbivores…

Les néo-zélandais sont ils écolos et proches de la nature ?

En Europe, on a ce cliché qui présente les néo-zélandais comme des gens très respectueux de la nature et assez écolos.

À vrai dire, c’est plus l’imprévisibilité des éléments (un peu comme en Norvège) qui force leur respect pour leur territoire : éruptions volcaniques, tremblements de terre, tsunamis. Pour le reste, malgré des efforts récents de préservation des espèces animales et de la flore, la déforestation et l’introduction d’espèces européennes ont fait des dégâts.

Les rues et les parcs, en ville, sont très très propres, mais pas irréprochables non plus.

Le plastique est omniprésent dans les supermarchés et pour les emballages. On trouve aussi des ordures sur le bord de leurs routes, des poubelles qui débordent, des emballages qui traînent ou des mégots de cigarette jetés sur le sol. La quantité de déchets est moindre en comparaison avec nos pays européens, mais elle est là. Il y a moins de fumeurs au pays des Kiwis que par chez nous, mais cela s’explique notamment en raison du prix des cigarettes, qui est exorbitant. Par ailleurs, les kiwis fument peu en extérieur.

Au pays des kiwis, on composte !

Le compostage est assez répandu dans le pays, y compris dans les villes ! Et ça, ça fait plaisir ! Pas mal d’auberges de jeunesse ont de très bonnes pratiques en la matière, même si certains voyageurs n’ont visiblement pas compris l’utilité de la démarche…

Pour le reste, comme chez nous en Europe, les bâtiments sont généralement mal isolés, les grosses voitures pullulent et la publicité vous agresse à tous les coins de rue.

Bon film comique made in Nouvelle-Zélande 

Pour finir, voici un film hilarant, que j’ai vu en auberge de jeunesse. Je vous conseille très fortement : Hunt for the wilderpeople. Il est inspiré d’un livre, Wild Pork and Watercress, de Barry Crump.

C’est l’histoire de Ricky, un adolescent maori orphelin. C’est un jeune délinquant dont plus aucune famille d’accueil ne veut. On le confie à un vieux couple loufoque. Sa mère adoptive est aussi joviale et décalée que son père adoptif est franchement bourru et renfrogné. Ricky, volontiers fugueur, s’échappera. Son beau-père se lancera à ses trousses, en haut des montagnes et au fond des forêts. De quiproquo en dialogues absurdes avec les chasseurs et la police à leurs trousses, voici une bonne tranche de rire made-in-New-Zeland !

Vous rirez du début à la fin, promis !

Et vous, êtes-vous allé.e en Nouvelle-Zélande ? N'hésitez pas à laisser un commentaire ! - Voyages en Europe

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